Pilier
Observer le ciel
Un instrument rapproche le ciel. La vraie question commence alors : que regarder, quand sortir, où pointer et comment apprendre à voir ce qui se trouve réellement dans l’oculaire ?
On apprend un ciel en le regardant plusieurs fois. Une soirée ouvre la porte ; une saison donne des repères ; une année le rend familier.
Observer n’est pas accumuler les objets. C’est revenir, comparer, attendre parfois quelques secondes de calme dans l’atmosphère, reconnaître une étoile déjà vue, retrouver Saturne quelques semaines plus tard ou découvrir qu’un objet invisible depuis la ville apparaît dès que le ciel devient plus noir.
Autour de Reims comme ailleurs, une bonne soirée ne commence donc pas nécessairement avec une longue liste. Elle commence par le ciel que l’on a ce soir.

01
Observer ce soir
Avant de sortir l’instrument, regardez dehors.
La Lune est-elle présente ? Les étoiles scintillent-elles fortement ? Une brume légère blanchit-elle l’horizon ? Le ciel est-il parfaitement dégagé ou seulement ouvert par endroits ? Une planète est-elle suffisamment haute ?
Ces quelques observations donnent déjà une partie du programme.
Une soirée peut se construire autour de deux ou trois cibles. La Lune, Jupiter et un amas d’étoiles peuvent largement occuper une heure. Un autre soir, une seule planète observée longtemps donnera davantage qu’une succession rapide d’objets.
Il n’est pas nécessaire d’attendre une nuit parfaite. Pour la Lune ou les planètes, une courte éclaircie peut suffire. Pour une galaxie faible, les exigences seront différentes.
L’idée est moins de demander « est-ce une bonne nuit ? » que de demander :
« Qu’est-ce que cette nuit me permet d’observer ? »
02
Lire le ciel avant de sortir
Un pictogramme de soleil ou de ciel dégagé dans une application météo ne raconte pas toute l’histoire.
Pour observer, plusieurs conditions comptent.
Les nuages
C’est évidemment le premier filtre. Mais un ciel partiellement nuageux n’interdit pas nécessairement une observation.
Une trouée de vingt ou trente minutes peut suffire pour retrouver la Lune ou Jupiter. En revanche, chercher des objets faibles entre des passages nuageux devient rapidement frustrant.
La transparence
La transparence décrit la capacité de l’atmosphère à laisser passer la lumière.
Humidité, brume, poussières ou voiles d’altitude peuvent donner un ciel apparemment dégagé mais blanchâtre. Les étoiles les plus faibles disparaissent et la pollution lumineuse devient plus présente.
Pour le ciel profond, une bonne transparence compte énormément.
La turbulence
Une autre nuit peut être parfaitement transparente et pourtant donner une image instable dans l’instrument.
Les étoiles semblent scintiller fortement. Jupiter tremble, ses détails apparaissent puis disparaissent. Saturne refuse de devenir parfaitement nette.
C’est la turbulence atmosphérique.
Dans ces conditions, grossir davantage ne résout généralement rien. Il vaut mieux réduire le grossissement et attendre. L’atmosphère offre parfois quelques secondes beaucoup plus calmes pendant lesquelles les détails apparaissent soudainement.
L’humidité et la buée
En Champagne, une soirée claire peut devenir humide rapidement.
Lorsque la température baisse, de la buée peut se déposer sur les surfaces optiques exposées. L’image perd alors progressivement son contraste.
Il faut aussi penser à l’observateur : chaussures, vêtements chauds et quelques couches supplémentaires prolongent souvent davantage une soirée qu’un nouvel accessoire.
Le vent
Un vent léger est rarement gênant. Un vent plus fort peut faire vibrer l’instrument, particulièrement avec certains tubes ou trépieds.
Une image qui bouge n’est donc pas toujours causée par l’atmosphère : parfois, c’est simplement l’ensemble de l’instrument qui vibre.
03
Préparer quelques cibles
Une des erreurs faciles consiste à préparer une liste immense.
Pour une première soirée, trois ou quatre cibles bien choisies suffisent.
Avant de sortir, regardez pour chacune :
- à quelle heure elle est visible ;
- dans quelle direction elle se trouve ;
- à quelle hauteur elle monte ;
- si la Lune risque de gêner ;
- si elle convient au ciel depuis lequel vous observerez.
Une cible basse sur l’horizon traverse davantage d’atmosphère. Son image est souvent moins stable et davantage affectée par la brume ou les lumières environnantes.
Lorsqu’un objet monte plus haut dans le ciel, les conditions deviennent généralement meilleures.
Il est donc parfaitement normal d’attendre.
Observer, c’est aussi apprendre quand regarder.
04
Se repérer sous le ciel
Avant le télescope, il y a le ciel à l’œil nu.
Repérez d’abord quelques étoiles brillantes et des formes simples. Vous n’avez pas besoin de connaître toutes les constellations.
Trois étoiles bien reconnues sont plus utiles qu’une carte entière encore abstraite.
Prenez quelques minutes. Regardez la carte, puis le ciel. Rangez l’écran. Regardez de nouveau.
Peu à peu, les points lumineux cessent d’être anonymes.
Une étoile devient Véga. Trois étoiles forment le Triangle d’été. La Grande Ourse indique une direction. Cassiopée revient de l’autre côté du ciel.
Ces repères changent de position au cours de la nuit et des saisons, mais leurs formes restent reconnaissables.
C’est à partir de là que pointer un instrument devient beaucoup plus naturel.
05
La Lune
La Lune est souvent le premier objet observé. Elle reste pourtant intéressante longtemps après les premières soirées.
Elle change chaque jour.
Le long de la limite entre sa partie éclairée et sa partie sombre (le terminateur), le Soleil éclaire le relief sous un angle rasant. Les ombres s’allongent, les cratères prennent du volume et les montagnes deviennent beaucoup plus faciles à distinguer.
Quelques jours plus tard, l’éclairage a changé. Le même paysage ne ressemble déjà plus tout à fait à celui de la précédente observation.
Quand observer la Lune ?
Il n’est pas nécessaire d’attendre la pleine Lune.
Les phases intermédiaires sont particulièrement intéressantes pour observer le relief.
Au premier quartier, elle est facilement accessible en première partie de nuit. Autour du dernier quartier, l’observation se décale vers la fin de nuit et le matin.
La pleine Lune offre un spectacle impressionnant, mais l’éclairage frontal réduit les ombres et donc la sensation de relief sur une grande partie de sa surface.
Ne cherchez pas immédiatement à grossir
Commencez avec un faible grossissement.
Regardez l’ensemble du disque. Repérez les grandes zones sombres, les régions claires et le terminateur.
Augmentez ensuite progressivement le grossissement sur une région particulière.
À mesure que l’on grossit, l’image devient plus sensible à la turbulence et le champ observable diminue. Le meilleur grossissement n’est donc pas nécessairement le plus élevé disponible.
Revenez
Choisissez un cratère ou une région.
Observez-la.
Revenez le lendemain ou quelques jours plus tard.
C’est l’une des façons les plus simples de comprendre que l’observation astronomique n’est pas une succession d’images fixes : le ciel évolue.
06
Les planètes
Les planètes ne sont pas toujours visibles au même moment.
Elles se déplacent par rapport aux étoiles et leur position par rapport à la Terre et au Soleil change continuellement.
Une planète remarquable cette année peut être beaucoup moins favorable quelques mois plus tard.
Avant une soirée planétaire, vérifiez donc sa présence, son horaire de lever et surtout sa hauteur dans le ciel.

Jupiter
Jupiter est l’une des cibles les plus accessibles.
Dans un petit instrument, son disque est déjà perceptible et plusieurs bandes nuageuses peuvent apparaître lorsque les conditions sont bonnes.
À proximité, quatre points lumineux attirent rapidement l’attention : Io, Europe, Ganymède et Callisto, les quatre grands satellites galiléens.
Leur disposition change.
Revenez une heure plus tard ou le lendemain : ils ne seront plus au même endroit.
Avec l’habitude et lorsque les conditions le permettent, d’autres phénomènes deviennent accessibles : passage d’un satellite devant Jupiter, ombre projetée sur la planète ou disparition derrière le disque.
Jupiter devient alors moins un objet que l’on « coche » qu’un petit système que l’on suit.

Saturne
La première vision des anneaux reste particulière.
Saturne demeure petite dans l’oculaire. Il ne faut pas attendre l’image immense d’une photographie.
Mais lorsque la mise au point est bonne et que l’atmosphère se calme, le globe et les anneaux se détachent nettement.
Restez à l’oculaire.
Les détails ne sont pas toujours visibles en permanence. L’image peut se stabiliser pendant quelques secondes avant de recommencer à trembler.
C’est souvent pendant ces courts instants que l’œil saisit davantage.

Mars
Mars demande davantage de patience.
Son diamètre apparent varie fortement selon sa position par rapport à la Terre. Certaines périodes sont donc beaucoup plus favorables que d’autres.
Lorsqu’elle est suffisamment proche et haute dans le ciel, sa couleur est évidente et certains détails de surface peuvent devenir accessibles.
À d’autres moments, elle reste un petit disque orangé.
Ce n’est pas l’instrument qui a changé : c’est la géométrie du système solaire.

Vénus
Vénus est extrêmement brillante.
Dans un instrument, son intérêt principal n’est pas l’observation de détails de surface mais celle de ses phases.
Selon sa position autour du Soleil, son disque peut apparaître presque rond, gibbeux ou sous la forme d’un croissant.
Attention cependant à sa proximité apparente avec le Soleil : ne pointez jamais un instrument vers le Soleil sans équipement solaire adapté et conçu pour cet usage.
07
Le ciel profond
Au-delà du système solaire commencent les amas d’étoiles, les nébuleuses et les galaxies.
Ici, il faut abandonner une partie des habitudes données par les photographies.
À l’œil, une galaxie ne montre généralement pas les couleurs et les détails d’une longue pose photographique. Une nébuleuse peut apparaître comme une lueur délicate. Certains objets demandent quelques secondes avant même d’être clairement perçus.
Et pourtant, c’est précisément ce qui rend leur observation intéressante.
La lumière qui atteint l’œil vient directement de l’objet observé.
Les amas ouverts
Ils constituent souvent d’excellentes cibles pour commencer le ciel profond.
Plusieurs dizaines ou centaines d’étoiles occupent le même champ. Certains amas sont visibles depuis un environnement relativement lumineux et supportent bien des grossissements modestes.
Les Pléiades sont un exemple spectaculaire à faible grossissement.
D’autres amas se révèlent progressivement en parcourant la Voie lactée.
Les amas globulaires
Ils ressemblent d’abord à de petites concentrations lumineuses.
Avec davantage de diamètre et de bonnes conditions, leur périphérie commence à se résoudre en étoiles.
Le spectacle est différent d’un amas ouvert : ici, des centaines de milliers d’étoiles peuvent être regroupées dans une région relativement compacte.
Les nébuleuses
Certaines nébuleuses sont suffisamment brillantes pour être observées avec des instruments modestes.
La nébuleuse d’Orion est l’exemple le plus connu. Sa structure apparaît déjà sous un ciel imparfait et devient beaucoup plus riche lorsque les conditions s’améliorent.
D’autres sont beaucoup plus discrètes.
Le ciel, le diamètre de l’instrument, le grossissement et parfois l’utilisation d’un filtre adapté changent énormément l’expérience.
Les galaxies
Les galaxies demandent généralement un ciel plus sombre.
Andromède peut être visible à l’œil nu sous de bonnes conditions et reste accessible depuis des environnements moins favorables. Mais observer des galaxies plus faibles depuis une zone fortement éclairée devient rapidement difficile.
C’est là qu’un déplacement de quelques dizaines de kilomètres peut transformer davantage l’observation qu’un changement d’oculaire.
08
Observer depuis Reims
Un ciel urbain n’interdit pas l’astronomie.
Depuis Reims ou son agglomération, la Lune et les planètes restent des cibles privilégiées. Certaines étoiles doubles, certains amas et plusieurs objets brillants du ciel profond restent également accessibles.
Le principal effet de la pollution lumineuse est ailleurs : elle éclaircit le fond du ciel et réduit le contraste avec les objets faibles.
Une galaxie qui se distingue sous un ciel sombre peut pratiquement disparaître depuis une zone très éclairée.
S’éloigner des lumières
Il n’est pas toujours nécessaire de parcourir une grande distance.
En quittant progressivement l’agglomération rémoise et en cherchant un horizon moins éclairé, le ciel peut déjà changer sensiblement.
En Champagne, les espaces ouverts permettent souvent de dégager l’horizon, mais ils exposent également davantage au vent et à l’humidité.
Le bon lieu n’est donc pas seulement le plus sombre.
Il doit aussi être accessible, sûr, suffisamment stable pour installer l’instrument et, idéalement, protégé des éclairages directs.
Protéger sa vision nocturne
Une lumière blanche intense fait perdre rapidement une partie de l’adaptation de l’œil à l’obscurité.
Pour le ciel profond, limitez les éclairages inutiles et réduisez fortement la luminosité des écrans.
Une lumière rouge faible peut aider pour consulter une carte ou manipuler du matériel sans trop perturber l’adaptation nocturne.
Et laissez du temps à vos yeux.
Le ciel que vous voyez après vingt minutes dans l’obscurité n’est déjà plus exactement celui que vous voyiez en sortant de la voiture.
09
Apprendre à regarder
Regarder dans un télescope est simple.
Observer demande un peu plus de temps.
Lors des premières secondes, l’œil repère surtout les structures évidentes. En restant à l’oculaire, des détails plus faibles commencent à apparaître.
Ne changez donc pas immédiatement d’oculaire ou de cible.
Faire la mise au point
Tournez lentement la molette de mise au point dans un sens puis dans l’autre.
Cherchez le point où les détails sont les plus fins.
Une étoile correctement mise au point doit être aussi ponctuelle que les conditions et l’instrument le permettent.
Sur une planète, cherchez le moment où le bord du disque devient le plus net.
Et recommencez si nécessaire. La mise au point n’est pas un réglage que l’on effectue une fois pour toute la nuit.
Choisir son grossissement
Commencez généralement avec un grossissement faible.
Il donne un champ plus large, facilite le pointage et produit souvent une image plus lumineuse.
Une fois la cible centrée, augmentez progressivement.
Si l’image devient grosse mais floue, revenez au grossissement précédent.
Un grossissement utile montre davantage de détails.
Un grossissement excessif ne fait qu’agrandir le flou.
Utiliser la vision décalée
Pour un objet faible du ciel profond, essayez de ne pas le regarder exactement au centre.
Regardez légèrement à côté.
Les parties périphériques de la rétine sont plus sensibles aux faibles luminosités. Un détail presque invisible en vision directe peut alors apparaître plus clairement.
Au début, le geste semble étrange. Puis il devient naturel.
Prendre son temps
Passez plusieurs minutes sur le même objet.
Attendez.
Déplacez légèrement le regard.
Changez éventuellement de grossissement.
Revenez au précédent.
Plus on observe, plus l’œil apprend ce qu’il doit chercher.
10
Le ciel au fil des saisons
Le ciel n’est pas le même toute l’année.
À heure égale, les constellations visibles changent progressivement au fil des mois. Certains objets disparaissent dans la lumière du Soleil pendant qu’une nouvelle partie du ciel devient accessible.
C’est cette transformation qui donne un rythme à l’année astronomique.
L’hiver
Les nuits sont longues et plusieurs constellations très reconnaissables dominent le ciel.
Orion devient un repère majeur. Sa ceinture permet de s’orienter facilement et sa grande nébuleuse constitue l’une des plus belles cibles accessibles.
Le Taureau, les Pléiades, les Gémeaux et le Cocher offrent également de nombreux amas et étoiles brillantes.
Le froid impose simplement des soirées mieux préparées.
Le printemps
Les constellations hivernales descendent progressivement vers l’ouest.
Le ciel de printemps ouvre davantage la porte aux galaxies.
La Grande Ourse devient un excellent point de départ pour se repérer. Le Lion et la Vierge accompagnent des régions riches en galaxies, particulièrement intéressantes sous un ciel sombre.
C’est une saison où quitter les lumières de la ville prend tout son sens.
L’été
Les nuits sont plus courtes, mais la Voie lactée revient occuper une place importante.
Véga, Deneb et Altaïr forment le Triangle d’été, un repère facile à retrouver.
Dans cette région du ciel se trouvent de nombreux amas et nébuleuses.
C’est aussi la saison où une soirée peut commencer tard et se prolonger dehors sans affronter immédiatement le froid hivernal.
L’automne
Le ciel d’été glisse progressivement vers l’ouest.
Pégase et Andromède deviennent de grands repères.
La galaxie d’Andromède offre alors une cible emblématique : une faible lueur à l’œil nu sous un bon ciel, puis une structure beaucoup plus évidente dans un instrument.
Et quelques semaines plus tard, Orion revient à l’est.
L’année recommence.
11
Une année sous le ciel
La progression ne consiste pas nécessairement à observer toujours plus loin.
Elle consiste souvent à retrouver.
Retrouver Jupiter et constater que ses satellites ont changé de place.
Revenir sur un cratère lunaire sous un autre éclairage.
Reconnaître Véga sans application.
Voir Orion réapparaître après plusieurs mois d’absence.
Retourner sous un ciel plus sombre et découvrir qu’un objet déjà observé contient davantage que ce que l’on avait vu la première fois.
C’est ainsi que le ciel devient progressivement familier.
Garder une trace
Un carnet d’observation peut être extrêmement simple.
Une date, un lieu, l’instrument utilisé, quelques mots sur les conditions et deux ou trois phrases sur ce qui a été vu suffisent.
Vous pouvez également dessiner.
Il n’est pas nécessaire de savoir dessiner correctement. Un cercle, quelques étoiles et une zone plus lumineuse obligent déjà l’œil à regarder plus attentivement.
Quelques mois plus tard, ces notes permettent de mesurer quelque chose qu’aucune fiche technique ne montre vraiment : votre propre progression.
Quand la soirée ne se passe pas comme prévu
Certaines nuits, tout fonctionne.
D’autres non.
La cible prévue passe derrière un nuage. Jupiter reste floue. La buée arrive. Un objet refuse d’apparaître. Le froid gagne plus vite que prévu.
Cela fait partie de l’observation.
Si une planète est mauvaise, essayez un objet moins sensible à la turbulence.
Si le ciel profond disparaît dans la brume, regardez la Lune.
Si les nuages arrivent, prenez vingt minutes plutôt que d’abandonner nécessairement toute la soirée.
Et parfois, rangez simplement l’instrument.
Il y aura une autre nuit.
Une soirée manquée n’est pas une mauvaise pratique de l’astronomie. Elle apprend aussi à lire le ciel.
12
Revenir observer
Au début, on cherche beaucoup.
Puis certains gestes disparaissent.
On reconnaît une constellation. On sait quel oculaire prendre en premier. On sent qu’une image ne supportera pas davantage de grossissement. On remarque que le ciel est transparent avant même d’installer l’instrument.
L’astronomie devient moins une succession de réglages et davantage une habitude.
Vous n’avez pas besoin de connaître tout le ciel.
Commencez par quelques repères. Quelques objets. Quelques soirées.
Puis revenez.
Une soirée ouvre la porte ; une année le rend familier.
Pour continuer
- Récits de terrainDes soirées réelles, des objets observés, des conditions parfois bonnes et parfois moins bonnes. Une autre manière d'apprendre le ciel : en suivant ce qui s'est réellement passé dehors.
- Débuter en astronomieSi vous préparez vos premières observations, retrouvez les bases pour comprendre ce que l'on voit réellement et commencer sans transformer la première soirée en cours de théorie.
- Choisir son instrumentSi vous savez ce que vous aimeriez observer mais pas encore avec quel matériel, partez de votre ciel, de vos contraintes et de vos envies avant de comparer les instruments.
- Venir à l'atelierÀ Cormontreuil, près de Reims, nous pouvons partir de ce que vous souhaitez réellement observer pour regarder ensemble quel matériel et quelle pratique correspondent à vos soirées.